Festival Télérama du 19 au 25 janvier

affiche_teleramaFestival Télérama du 19 au 25 janvier : 7 films
3 euros la place sur présentation du "pass"











bright_starBright Star                
De Jane Campion –  Etats-Unis, Angleterre, Australie 2006 – Int : Abbie Cornish, Ben Whishaw, Paul Schneider – 1h59 - VOST
Londres, 1818. Un jeune poète anglais de 23 ans, John Keats, et sa voisine Fanny Brawne entament une liaison amoureuse secrète. Pourtant, les premiers contacts entre les deux jeunes gens sont assez froids...
"L'éclat individuel du plan dans Bright Star ne trouble pas la clarté du récit, mais nombre d'images possèdent la grâce de l'inattendu et la force que confère l'unité. Lumineux retour que celui de la réalisatrice néo-zélandaise (...) Elle ose la poésie, le romantisme, l'amour sublimé (...) elle réussit une fois de plus un éblouissant portrait de femme. Le film de Jane Campion rend à ces clichés leur dignité d'images poétiques, leur force dramatique, leur sensualité, leur violence. Les vers qui ouvrent Endymion, de Keats, s'imposent à la vision de ce film : Tout objet de beauté est une joie qui demeure :/Son charme croît sans cesse, et jamais/Ne sombrera dans le néant." Le Monde

dans-ses-yeuxNetBDans ses yeux        Oscar 2010 du Meilleur Film étranger /  Goya 2010
de Juan José Campanella - Espagne, Argentine 2009 – Int : Soledad Villamil, Ricardo Darin, Pablo Rago... 2h09 - VOST
1974, Buenos Aires. Benjamin Esposito enquête sur le meurtre violent d'une jeune femme. 25 ans plus tard, il décide d'écrire un roman basé sur cette affaire "classée" dont il a été témoin et protagoniste. Ce travail d'écriture le ramène à ce meurtre qui l'obsède depuis tant d'années...
"Excellent film noir, classique, très bien ficelé, astucieux et prenant, Dans ses yeux traverse les genres autant que les époques, empruntant à l'enquête policière, au thriller politique autant qu'à la comédie ou au mélodrame. On songe à ces mélos hollywoodiens de jadis - de Vincente Minnelli à Sydney Pollack - où la finesse psychologique s'alliait à un brio discret." Le Monde

theghostwriter1jpgNetBThe Ghost Writer                    Ours d'argent au Festival de Berlin 2010
de Roman Polanski - France, Etats-Unis 2008 - Int : Ewan McGregor, Pierce Brosnan, Kim Cattral ... - 2h08 - VOST
The Ghost, un " écrivain - nègre " à succès est engagé pour terminer les mémoires de l'ancien Premier ministre britannique, Adam Lang. Mais dès le début de cette collaboration, le projet semble périlleux : une ombre plane sur le décès accidentel du précédent rédacteur, ancien bras droit de Lang...
"Au moment où on l'attend le moins, Polanski signe rien de moins que l'un des meilleurs films de sa carrière, un thriller parfait qui se double d'une fantastique leçon de cinéma. Adapté d’un polar politique de Robert Harris, le film s’attaque aux services de renseignements américains. Invitation à interpréter quantité de signes et d'indices, The Ghost Writer est un film de pure mise en scène. Un régal d'ambiguïté, d'ironie trouble, d'angoisse dif­fuse." Libération

mammuthNetBMammuth                   
de Gustave Kervern, Benoît Delépine - France 2009 – Int : Gérard Depardieu, Yolande Moreau, Anna Mouglalis... 1h32
Serge Pilardosse vient d'avoir 60 ans. Il travaille depuis l'âge de 16 ans, jamais au chômage, jamais malade. Mais l'heure de la retraite a sonné, et c'est la désillusion : il lui manque des points...
"L'émotion prend vite le pas dans ce road-movie aux envolées poétiques (...) grâce à Depardieu, d'une légèreté infinie (...) sobre, il dégage une formidable humanité dans la peau d'un homme simple qui réapprend à vivre." Le Monde

les-mysteres-de-lisbonne-de-raoul-ruiz9Mystères de Lisbonne    Coquillage d’Argent Meilleur Réalisateur au Festival de San Sebastian 2010
de Raoul Ruiz - Portugal 2010 - Int : Adriano Luz, Maria Joao Bastos, Ricardo Pereira... - 4h26 - VOST
Dans ce Lisbonne d’intrigues et d’identités cachées, on croise une galerie de personnages qui influent sur le destin de Pedro da Silva, orphelin, interne d’un collège religieux. Le père Dinis, ancien aristocrate libertin devenu justicier; une comtesse rongée par la jalousie et assoiffée de vengeance; un pirate sanguinaire devenu homme d’affaires prospère. Tous traversent l’histoire du XIXe siècle et accompagnent la recherche d’identité de notre personnage...
"C'est raffiné, ludique, étonnant, captivant. Mystères de Lisbonne est une splendeur où les récits prolifèrent comme les rizhomes chers à Deleuze, s’emboitent les uns aux autres comme des poupées russes, mêlant tragédies et comédie, dans des décors magnifiques et magnifiquement filmés, portés par des acteurs superbes (la plupart portugais) et une mise en scène pleine d’invention, d’énergie, d’élégance, de facéties. Dans le film, les chagrins sont toujours moins justes qu’on ne le croyait (les victimes le sont surtout d’elles- mêmes), et en même temps toujours plus profonds qu’on ne s’y attendait. Quoi d’autre que l’art finalement – qui serait défi et consolation lancés aux chagrins jamais résolus de l’enfance." Positif

poetryPoetry
de Lee Chang-Dong – Corée du Sud 2009 - Int : Yoon Jung-hee, David Lee, Kim Hira – 2h19 - VOST
Dans une petite ville de la province du Gyeonggi traversée par le fleuve Han, Mija vit avec son petit-fils, qui est collégien. C’est une femme excentrique, pleine de curiosité, qui aime soigner son apparence, arborant des chapeaux à motifs floraux et des tenues aux couleurs vives. Le hasard l’amène à suivre des cours de poésie à la maison de la culture de son quartier et, pour la première fois dans sa vie, à écrire un poème...
" Les récits de Lee Chang-dong sont souvent des fables non dénuées de cruauté, traitant d'une forme insidieuse de barbarie contemporaine et banale. Poetry filme avec beaucoup de tact le parcours des mots aux choses désignées, entre parole et bruissements du monde. Mettre en scène la poésie, voilà en effet le projet extraordinaire que nourrit ici Lee Chang-dong. Le spectateur est saisi, embarqué dans cette rigoureuse construction dramatique, comme s'il était le lecteur d'un épais roman. Le film répond en un sens, par son classicisme et son humanisme, au brio et à la cruauté de Mother, le film quasi symétrique de Bong Joon-ho, sorti en début d'année." Le Monde

tournee1NetBTournée                                        Prix de la Mise au Festival de Cannes 2010
de Mathieu Amalric - France 2010 –  Int : Miranda Colclasure, Suzanne Ramsey, Linda Maracini... - 1h51
Producteur de télévision parisien à succès, Joachim avait tout plaqué - enfants, amis, ennemis, amours et remords - pour repartir à zéro en Amérique à l’aube de ses quarante ans. Il revient avec une tournée de strip-teaseuses «New Burlesque» à qui il a fait fantasmer la France… Paris !...
"Ce long métrage est une débauche de chair et d'esprit, une joie pour les yeux et pour le coeur, un geste fou, poétique, drôle, émoustillant, désespéré, insolent, miraculeux. Une ode à la jouissance, à la vitesse et à la fiction, énergisante et mélancolique. Un film éblouissant comme l’interprétation sans faute de Mathieu Amalric, qui s’offre là l’un de ses plus beaux rôles, celui d’un producteur affublé d’une moustache et d’un costume de velours, inspiré de Paulo Branco, le producteur-flibustier d’Oliveira, Akerman, Honoré, Ruiz et tant d’autres, dont il fut l’assistant étant jeune, et de Cosmo Vittelli, le héros de Meurtre d’un bookmaker chinois de John Cassavetes." Les Inrockuptibles